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L'enfer c'est le paradis, oeuvre à deux, avec Petra Simkova, faite en 1998

samedi, 10 mai 2014 | L'enfer c'est le paradis, oeuvre à deux, avec Petra Simkova, faite en 1998

     L'enfer, c'est le paradis, 73x92 cm, technique mixte sur papier marouflé sur panneau de bois, créé à deux, Bruno Montpied et Petra Simkova, 1998.

     Je n'ai jamais abandonné l'envie de créer des œuvres à plusieurs. Les expérimentations collectives en art, qui ne sont jamais relevées avec suffisamment d'attention dans les médias et plus généralement dans les lieux voués à l'exposition de l'art, sont un secteur qui a beaucoup de participants. Sur ce photoblog, j'ai déjà donne des exemples de créations à deux, avec Jacques Burtin, feue Christine Bruces et Régis Gayraud par exemple. En 96, je fis la rencontre d'une jeune artiste d'origine tchèque, Petra Simkova, très axée sur la photographie, domaine dans lequel à la longue elle a fini actuellement par se spécialiser (j'avais exposé certaines de ses recherches au Festival d'Art singulier d'Aubagne en 2006). A partir de 1997-1998, l'idée nous vint de faire des séances régulières de création à deux qui donnèrent d'assez bons résultats, à mon sens. Même si d'après elle, les œuvres reflétaient davantage mon propre univers imaginaire et mon style. Elle apportait dans nos travaux un sens du dessin assez différent du mien, car elle possédait plus de savoir-faire dans le domaine du rendu réaliste par exemple. Nous produisîmes pas mal d’œuvres que j'ai conservées, à l'exception de deux ou trois. J'aimais beaucoup son propre univers imaginaire où l'humour et le grotesque pouvaient avoir droit de cité, dans le droit fil d'une certaine tradition tchèque il me semblait. Hélas, elle ne paraît pas avoir orienté ses travaux ultérieurs dans cette direction, se concentrant plutôt sur les photos raffinées de son cycle "Captive insaisissable" (titre que je lui avais suggéré), où une femme nue se livre à des métamorphoses continuelles, échappant sans cesse à l'exhibition pure et simple de son anatomie.

     La peinture ci-dessus est destinée à être exposée, durant les quatre derniers mois de l'année 2014, à la Halle Saint-Pierre dans le cadre de l'exposition "Sous le Vent de l'Art Brut 2: La Collection De Stadshof", avec onze autres œuvres de mézigue.

14:19 Publié dans Grands formats, Peintures, Travaux collectifs | Tags : art collectif, peintures à deux, petra simkova, enfer et paradis, photographie expérimentale, humour, grotesque, captive insaisissable, sous le vent de l'art brut 2, collection de stadshof | Lien permanent | Commentaires (0)

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